HENDIA, pour saxophone baryton seul. Sixto M. Herrero

« Déchirer, craquer et chercher sans cesse le quejío, le complainte lugubre du flamenco caché dans la société raffinée de la musique classique. La recherche de la solitude sur la scène, où l’artiste utilise des sons comme un moyen de communication à la revendication d’un droit oublié » (Sixto Herrero , 2002)

Hendia est l’un des cinq mouvements de Viajeros al Tren, une œuvre écrite pour saxophones soprano, alto, ténor et baryton solo qui finit avec tous les quatre jouant ensemble. Hendia a certains éléments de la musique contemporaine (des multiphoniques, flatter, effets de voix) pour représenter le gémissement, l’élément le plus caractéristique de l’origine du flamenco.

Le compositeur laisse à l’interprete la possibilité de réciter un poème ou chanter une saeta à la fin de la pièce. J’ai choisi un poème de l’écrivaine espagnol Clara Janés pour cet enregistrement:

Me dejaré morir en tu silencio,
que de noche me diste de comer
los frutos del cerezo
en tu alcoba de sombras
sangrantes de perfume
y nada más deseo.
Me dejaré morir en tu silencio.

Enregistré par Nacho Gascón au Stinky Studio (Lliçà de Vall, Catalogne/Espagne)